LES DONNÉES SCIENTIFIQUES  – mise à jour le 12 mai 2020

Elles sont encore fragmentaires et incertaines. Elles sont mises à jour à partir d’une surveillance de toutes les publications scientifiques sur le sujet en collaboration avec l’Agence de Biomédecine

Globalement les données sont les suivantes

  • Le virus n’est pas présent dans les ovocytes ni les spermatozoïdes ni dans l’ovaire ni dans l’utérus

  • le virus a été retrouvé de façon très occasionnelle dans le sperme d’homme ayant eu une infection, sans pouvoir dire si ce virus est encore actif ou non. Mais il n’a pas été rapporté de transmission sexuelle du virus

  • une infection à COVID peut affecter la qualité du sperme, mais le mécanisme semble être la forte température, fréquente dans cette infection

  • une infection à COVID ne semble pas augmenter le risque de fausse-couches. Dans les zones de forte endémie, il n’a pas été noté de surcroît de fausse-couches

  • une femme enceinte n’a pas plus de risque qu’une femme non enceinte de contracter l’infection

  • une femme enceinte ayant contracté l’infection n’a pas plus de risque qu’une autre femme du même age de développer une forme sévère

  • par contre, le fait d’être enceinte peut compliquer fortement la prise en charge des formes sévères car toutes les femmes enceintes ont une capacité respiratoire réduite. Ceci est surtout vrai au delà de 5 mois de grossesse

  • ceci a conduit à “terminer” prématurément des grossesses en pratiquant une césarienne avant le terme et bien sur avec les risques que cela peut présenter pour l’enfant

  • il ne semble pas exister de passage du virus au fœtus en fin de grossesse

  • il n’existe pas de risque de contamination de l’enfant pendant une césarienne ou un accouchement si une femme est en pleine infection à ce moment là

  • le risque de contamination de l’enfant en post-natal existe si la mère est en pleine infection à ce moment là

  • les formes néonatales d’infection par le COVID semblent être toujours bénignes et sans conséquence pour l’enfant

  • la question la plus difficile est celle du risque tératogène (risque de donner des malformations) en cas d’infection COVID en début de grossesse. A ce jour, il n’a pas été rapporté de cas. Cependant le délai est encore trop court pour répondre de façon certaine. Les premières femmes contaminés en début de grossesse en Chine accoucheront en juin mais aucune réponse ne sera disponible avant septembre ou octobre 2020 en cas de gros problème ou avant plusieurs années si l’incidence de malformation est faible.